Le compte-rendu, publié en
quatre parties dans ce grand
journal thaï anglophone (du 26
au 30 avril), est rédigé par le
conducteur lui-même, un citoyen
thaï bien connu du nom de So
Sethaputra.

Atteindre la Fédération du
Malaya (l'ancien nom de la
Malaisie, jusqu'en 1963) avec
une voiture de tourisme était
considéré impensable, une
partie non négligeable de la
route étant alors toujours en
construction. Cela n'a pas freiné
So, qui décida de se lancer
dans l'aventure, avec à bord son
épouse et son fils de cinq ans.
So, qui a suivi des études de géologie à Manchester, ajoute une subtile et délicieuse pincée
d'humour british à son écriture. Le premier jour est passé à faire route vers le sud:

"En roulant assez doucement – pas plus de 80 km à l'heure même sur les routes bien pavées –
afin de conserver la voiture en bon état pour de futurs essais, nous avons atteint Huahin (Hua
Hin) avant midi. Là se terminait le revêtement d'asphalte, et bien qu'avec la superbe suspension
de la DS19 nous pouvions atteindre 125 km à l'heure, comme le prouvera notre voyage retour,
nous avons jugé plus sage de réduire la vitesse à 40. Ma femme et moi devions conduire par
alternance, et je fis astucieusement en sorte que ce fut son tour quand l'état de la route
s'aggrava. Sans cesser de se plaindre, elle conduisit toute la section entre Huahin et Prachuab
(Prachuap Khirikhan). Ensuite la route devint plus facile, mais c'était mon tour. Quand elle
m'accusa d'attitude indigne d'un gentleman, j'essayai de détourner son attention sur le paysage,
mais il y avait peu à voir. Alors je me mis à parler politique internationale."
La première nuit se passa à Chumphon, la
deuxième à Renong (Ranong), une région
intéressante pour So, qui explique ses vues sur le
projet plusieurs fois centenaire de canal dans
l'isthme de Kra.

(...) "Nous nous sommes levés à cinq heures le
lendemain. Pendant que ma femme faisait les
bagages, je suis allé une dernière fois vérifier la
voiture au garage avec mon garçon. On avait tout
fait la veille pour la préparer aux épreuves qui
l'attendaient. Pneus gonflés à la bonne pression.
Radiateur rempli, niveaux d'huile et de batterie
vérifiés. Vis et écrous accessibles resserrés.
Courroies bien tendues. Filtre à essence propre.
Pas de signe visible de fuite dans le système de
refroidissement, d'arrivée d'essence, ou dans le
système hydraulique propre à la DS19. J'ai aussi
vérifié les outils et tout l'attirail utile en cas de
problème. Bobines et ampoules de rechange,
condensateur, jeu de bougies, courroies, Durits
de dimensions variées. Kit de réparage de
pneus, pompe et manomètre, outillage pour
réparer un carter d'huile, corde d'acier pour
remorquage, matériel de soudure, chaînes pour
les roues motrices, ruban adhésif, matériel de
réparation de fuite, fil électrique. Sans oublier le
plus important : de l'eau potable, et des cigarettes
en quantité."
(...) "Plus vite, plus vite", criait notre passager, assis sur la banquette arrière. "A ce train-là on
n'arrivera jamais à temps à la rivière." J'appuyai sur l'accélérateur, me retouvai dans le lit
asséché d'un torrent, freinai brutalement, ce qui fit valser notre garçon. Les virages étaient très
serrés, nécessitant de freiner dur puis d'accélerer rapidement toutes les deux ou trois secondes.
L'accélération de la DS19 n'était pas fameuse, mais elle avait des freins à disque assistés,
permettant un léger toucher du pied sur le bouton de frein (et non une pédale)."

"Je ne sais pas comment j'ai fait, mais nous sommes arrivés à l'embouchure de la seconde
rivière en une heure. Malheureusement, la marée avait déjà monté. Notre passager sortit et
s'avanca dans l'eau. Il en avait jusqu'aux genoux."
"Il y avait encore 90 km de route difficile, mais dorénavant elle
avait changé de configuration. L'essentiel du gros-œuvre avait
été achevé, et des ponts provisoires avaient été jetés. La
plupart de ces derniers, cependant, étaient pourris et se
seraient probablement écroulés sous notre poids si nous
avions tenté de les emprunter. L'aide de notre passager fut
précieuse. Il examinait tous ceux que nous pensions pouvoir
traverser, et rendait son verdict. Ils étaient en général
constitués de rondins, disposés de façon à supporter les
camions de chantier, mais trop espacés pour l'écartement de
nos roues. Notre passager dut marcher devant la voiture pour
me donner le signal d'avancer à gauche, ou à droite, afin que
nous puissions rester sur les rondins."

(...) "En-dehors des ponts branlants, des ornières, des bosses
et des détours, la surface de la route elle-même posait
problème. La terre meuble pouvait avoir jusqu'à 18 pouces
(env. 46 cm, NdT) d'épaisseur, et les roues s'y enfonçaient
comme dans des sables mouvants. Sur le plat ou en descente,
ce n'était pas gênant si elle frottait le soubassement à
condition de rouler doucement, mais en côte les roues
dérapaient et la direction devenait hasardeuse. Je pense que
c'est grâce à la traction avant de notre voiture que nous
sommes restés sains et saufs."
So a également l'occasion d'expérimenter la stabilité
légendaire de la Citroën DS:

(...) "Ma femme conduisait. Je la prévins que sur une telle
route, les pneus risquaient la surchauffe. Elle ralentit à 30
km/heure, mais cela n'empêcha pas l'incident. Bientôt cela
se mit à sentir le brûlé, et après avoir stoppé l'auto nous
dûmes  constater qu'un pneu arrière avait éclaté. L'enveloppe
comme la chambre à air étaient tout simplement fichus. Le
plus alarmant était que nous n'avions perçu ni cahots ni bruits
ni tangage pouvant signaler une crevaison, et si la même
chose devait se reproduire nous perdrions un autre pneu et
une autre chambre à air. D'ailleurs, nous avons perdu un
autre pneu et une autre chambre à air sur la route du retour.
Si seulement la suspension de la voiture n'avait pas été aussi
bonne."
"De Bangkok au Malaya en voiture", c'est le titre de l'article relatant l'une des premières
tentatives de joindre par la route la Thaïlande à Penang, sur la péninsule malaise, publié dans le
Bangkok Post en avril 1958. La voiture était... Oui, une DS19. Quoi d'autre...
On sait peu de choses sur ce choix d'une DS par So, ou de sa relation personnelle avec cette
voiture; ce devait être un modèle pour le moins inhabituel en Thaïlande en 1958. Mais dans le
récit détaillé de son voyage, il décrit le rôle joué par l'auto, et par sa conduite. J'ai sélectionné et
reproduit in extenso ci-après quelques extraits.
"L'auto de l'auteur, une Citroën
DS19, devant une mosquée à Alor
Star" (qui s'écrirait aujourd'hui Alor
Setar ; j'indique dorénavant le
nom actuel des villes entre
parenthèses). "L'équipage de
l'expédition comprenait M.
Sethaputra, son épouse, et leur
enfant de cinq ans."




Ci-dessous : la mosquée Zahir
d'Alor Setar, de nos jours.
Ci-dessus: Sept jours suffirent à So et ses équipiers
pour atteindre le fameux port de Penang (écrit aussi
parfois Pinang), juste au sud de la frontière
Thaïlande-Malaya. La partie de route la plus difficile, car
toujours en construction, se situait entre Renong
(Ranong) et Takuapa (au nord de Phuket). So ne
précise pas le trajet du voyage retour, sauf que la route
longeant la voie de chemin de fer, sur la côte orientale
face au Golfe de Siam, "(ne serait) pas carrossable,
même avec l'aide américaine, pendant encore deux ou
trois ans." Le voyage totalisa 3,614 km (environ 2,260
miles).
"Nous avons deux possibilités", expliqua
notre passager, jamais à court d'idées.
"Soit nous passons la nuit dans la voiture
et nous traversons demain matin, soit
nous attendons 9 heures et demi du soir
pour passer. La route vers Takuapa
prendra la plus grande partie de la nuit."
"Ma femme préférait la première
proposition. En attendant douze heures,
disait-elle, nous serions certains d'arriver
à Takuapa. Pas de risque de bandits, qui
ne viendraient pas si loin, et nous
n'aurions pas non plus à craindre les
animaux sauvages, sauf les éléphants, si
nous fermions les fenêtres. Elle savait
que conduire de nuit n'était pas mon fort."
Ci-dessus: "Plus de trente ruisseaux doivent être traversés à gué.
Celui-ci est l'un des deux qui ne peuvent être traversés qu'à marée
basse. Si votre horaire n'est pas bien calculé, vous devrez passer
la nuit dans la jungle."
"Mais j'avais ma petite idée. La cours d'eau faisait moins de dix mètres d'une rive à l'autre. Pas
de risque de s'embourber car le lit en était ferme. De plus, la bobine d'allumage et le carburateur
étaient positionnés assez haut sous le capot, et même les fusibles de contact (pas de
distributeur) seraient situés plusieurs pouces au-dessus de l'eau. Mais le grand avantage de la
DS19 tenait à ce qu'elle pouvait être surélevée de 14 pouces au-dessus du sol simplement par
le moyen d'un levier. Pas besoin de faire sortir les passagers, car sa hauteur de caisse restait la
même quelle que soit la charge. Notre passager n'en progressait pas moins à pied devant nous,
afin de s'assurer qu'aucun caillou n'endommagerait le carter. Je menai l'auto tout doucement
vers l'autre bord afin d'éviter autant que possible les projections d'eau vers le moteur. Quelques
frayeurs plus tard, et nous étions passés !"

"Une fois sur la terre ferme, je vidangeai l'huile du moteur, de peur que de l'eau ne se fut
introduite par le carter. La boîte de vitesses me semblait plus problématique. L'accès en était
malaisé, et je ne tentai pas de vidange. De l'eau était entrée dans le tuyau d'échappement, mais
sans affecter le moteur. Aucune fuite n'était à signaler à l'intérieur, bien que le sol fut à quelques
pouces au-dessous du niveau d'eau. Mais l'eau de la rivière était saumâtre, et ce n'était pas bon
pour la voiture, en particulier pour son soubassement et son échappement. Alors, au cours d'eau
suivant, dont l'eau était douce, nous l'avons arrosée dans tous ses recoins, particulièrement ses
soubassements et son échappement."
"Même quand il y a des ponts, il faut
faire montre de la plus grande
prudence. Si une roue passe dans un
trou, il vous faudra marcher plus de 80
km pour obtenir de l'aide."
A 20km de l'heure en moyenne, l'équipage exténué atteint
enfin la ville côtière de Takuapa (juste au nord de Phuket), et
de meilleures routes.

(...) "Personne dans l'auto n'avait parlé de déjeuner alors qu'on
franchissait montagnes et vallons dans la jungle. Même notre
garçon ne s'était pas plaint. Maintenant que nous avions rejoint
la civilisation, tout le monde se mit soudain à avoir faim. Nous
avons expédié notre repas de midi en une demi-heure. Puis
nous nous sommes remis en route."

(...) "(Notre passager) semblait connu comme le loup blanc
dans ces contrées, saluant à tout va quand nous ralentissions.
A Taimuang (Thai Muang), alors que nous faisions une pause,
deux jeunes hommes plutôt frustes vinrent le saluer, tout en
nous observant du coin de l'œil. Nos plaques d'immatriculation
trahissaient notre provenance de Bangkok. "Vous repartez
quand à Bangkok ?", demanda l'un deux dans le dialecte du
sud de la Thaïlande. "Demain", répondit notre passager sans
hésiter. Quand nous repartîmes, je lui demandai pourquoi il
avait répondu ainsi, sachant pertinemment que nous devions
continuer vers Songkhla et Penang. "Ils sont louches," dit-il, "je
ne voulais pas leur dire la vérité, de peur qu'ils ne nous tendent
une embuscade." Toutes ces histoires de bandits de grand
chemin étaient donc vraies !
"La partie la plus ardue du voyage est la
longue section de 176 km entre
Renong et Takuapa sur la côte ouest de
la péninsule malaise. Soit la route est
encore en construction, soit il n'y a pas
de route du tout."
(...) "A partir de la frontière du Malaya, les routes
étaient superbes. C'est probablement ce pays qui a
le meilleur réseau routier de tout le sud-est asiatique
continental. Par courtoisie, je ne voulais pas rouler
trop vite en pays étranger. Mais inversement, en
roulant trop doucement, on gêne les autres usagers.
Je jugeai que le flux allait à  80km à l'heure (50
miles), et à cette vitesse nous purent atteindre le
ferry de Penang en moins de trois heures, y compris
un arrêt pour déjeuner à Sungei Patani (Sungai
Patani). Le temps gagné, ceci dit, fut perdu dans
l'attente du ferry."

Le voyage prit ainsi fin à Penang, où So et son
épouse, originaire de cette ville, passèrent quelques
jours. Ils ne purent aller jusqu'à Singapour, leur
objectif initial, plus au sud de la péninsule, à cause
de fâcheux problèmes de visas.

So n'a sans doute pas été le premier à traverser la
péninsule malaise au volant d'un engin à quatre
roues, mais son compte-rendu n'en reste pas moins
fascinant, sous de nombreux aspects, à commencer
par celui d'avoir choisi de tenter l'aventure avec
cette étrange et toute nouvelle voiture, la Citroën
DS19, en 1958 ! Ça c'est ce que j'appelle de
l'aventure.
So Sethaputra (1903-1970) est
connu de la plupart des
Thaïlandais en tant qu'auteur du
plus célèbre dictionnaire
Thaï-anglais, qu'il a commencé à
compiler durant son confinement
comme prisonnier politique dans
l'archipel de Tarutao (entre Phuket
et Penang, justement) entre 1933
et 1944. De formation de géologue,
il devint après son élargissement
un personnage politique et écrivain
très connu. Il avait 55 ans à
l'époque de ce voyage en Citroën
DS. Ci-dessus, la couverture de sa
biographie, rédigée par son
épouse Pimpawan, de 23 ans sa
cadette.
"Le no-man's land où la Thaïlande joint la Fédération du Malaya. La borne en
haut à gauche de la photo indique (la province de) Kedah. A côté se trouve
une maison miniature, demeure du dieu de la terre, de toute évidence thaïe."
Les années 50 et 60 sont l'âge d'or des voyages
automobiles intercontinentaux. Nicolas Bouvier, par
exemple, quitta la Suisse en 1953 avec son ami
Thierry Vernet au volant d'une Fiat Topolino ; ils
atteignirent l'Inde deux ans plus tard, et son récit de
leur aventure ("L'usage du monde") est devenu un
classique de la littérature de voyage en langue
française.

Le document ci-dessus montre une Panhard garée
devant le distributeur Citroën-Panhard à Bangkok,
lors de son périple de Paris à Singapour, un an et
demi après que So eut ouvert la voie (Bangkok Post,
3 novembre 1959).
A Ranong, un autochtone rencontré au petit déjeuner se proposa pour se joindre au groupe. Il
s'avérera précieux dans les difficiles étapes qui s'ensuivirent, avec de nombreux torrents et des
ponts de bois branlants qui mirent à l'épreuve les capacités de la DS et de ses conducteurs.
Thaïlande
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Du nouveau (janvier 2010) ! J'ai bien évidemment cherché à en savoir plus sur So Sethaputra et
sa Citroën. Plus que de la curiosité, c'est devenu une obession... En août 2009, j'ai finalement
pu entrer en contact avec l'un de ses enfants, Khun Pringpim, qui a bien voulu organiser pour
moi une réunion de famille avec cinq autres de ses frères et sœurs ! ! Ils ont apporté des photos,
et ont fait part des souvenirs attendris qu'ils ont gardé de leur père.
En haut, à gauche: la réunion de famille des enfants de So, qui s'est tenue le 9 août 2009 à Bangkok. De gauche à droite:
Patcharapim, sa sœur jumelle Pringpim, Chaiya (il conduit une BX !), Ratana (c'est lui qui faisait partie du voyage au
Malaya en 1958), Mana (qui s'est le plus occupé de la DS19 de son père) et Sacha (qui a bien voulu fournir les photos).
A droite: So avec trois de ses fils. Chouette photo, non ?
Il s'avère que So se passionnait pour l'ingénierie automobile, et
il tenait à essayer les nouvelles technologies d'avant-garde
avant tout le monde. Avant la DS19, il a possédé une Peugeot,
une DKW, une Lanchester, et par la suite, une Prince, une
Mazda Luce, et une NSU (pour son moteur rotatif, bien sûr).

Sa DS19 n'était que la troisième importée dans le royaume.
Avec l'aide de ses fils, il a apporté un certain nombre
d'améliorations à la constitution fragile de l'auto, à commencer
par son fluide hydraulique, pas adapté aux températures
locales ; après plusieurs essais, un mélange d'huile de ricin et
de silicone fut adopté ! Khun Mana, qui avait 12 ans à l'époque,
se souvient parfaitement avoir démonté et remonté un nombre
incalculable de fois la pompe hydraulique, et s'être glissé sous
la voiture pour ajuster l'alignement des roues, à l'aide d'un
gabarit en bois conçu et fabriqué par son père...
A gauche: So demandait à ses fils de
démonter et remonter sans relâche
sa DS19. Sans rien qui puisse
s'approcher d'un manuel d'utilisation
ou d'une documentation technique,
ils sont parvenus à comprendre la
logique interne de l'auto, et ont même
réussi à lui apporter des
améliorations, en particulier un
liquide hydraulique plus adapté,
moins sujet aux fuites : l'huile de
ricin... Ci-dessous : les deux petites
filles jumelles de So, Patcharapim et
Pringpim, devant la Citroën.
Le représentant de la marque en Thaïlande,
Jacques Paris, s'est montré intéressé par
ces idées d'amélioration, et il a proposé de
lui reprendre sa voiture contre une nouvelle
DS19, que So a gardé jusque 1969 ou 1970.
Les enfants de So soupçonnent que la
première DS a été envoyée à Paris pour
analyse... Pourquoi pas ? Je me demande
ce que les archives de Citroën pourraient
nous dire sur le sujet...

Au fait, qu'en est-il de l'expédition de 1958
au Malaya ? Pas un exploit, selon les enfants
de So, plutôt un hobby en fait... Il lui arrivait
de décider soudainement de prendre la
voiture pour un long trajet en province, ou
vers un pays voisin. Toute la famille prenait
place dans la spacieuse DS (Khun Prinpim
se souvient qu'elle et sa sœur avaient
chacune leur tabouret sur le plancher !), et en
avant. La raison pour laquelle Khun Ratana,
qui avait alors cinq ans, se trouvait à bord de
la voiture pour l'aller-retour d'une semaine
vers le Malaya, est fort simple: il dormait
dans la chambre de ses parents, lorsqu'ils se
sont levés à 3 heures du matin pour partir; il
s'est alors réveillé, et ils se sont simplement
décidés à l'emmener !

Khun Mana est devenu ingénieur, comme
deux de ses frères, le troisième étant
chirurgien. Nul doute qu'ils ont hérité de cette
passion de la curiosité de leur père pour les
nouvelles technologies.
Page créée le 30/06/2009, révisée le 04/02/2010
Du nouveau ! (Juin 2011) Khun Pringpim a gentiment envoyé quelques autres superbes photos,
prises lors d'un voyage effectué quelques années auparavant dans le nord du pays.
En 1953, So et Pimpawan ont pris leur Lanchester pour visiter Chiang Mai et les confins nords du pays, dans cette région
appelée "Triangle d’Or", à la frontière du Laos et de la Birmanie. Ci-dessous à gauche, la toute jeune Pimpawan prend la
pose devant une autre belle auto, croisée durant le voyage ; il devait y en avoir très peu dans ces régions reculées à cette
époque.